Sur cette page vous trouverez des explications conseils et astuces divers ... présentés de manière simplifiée (autant que possible). 1. Rénovation maison 2. TV à économie d'énergie 3. La condensation 4. Migration de l'humidité : le pourquoi des différentes feuilles (lés) utilisées dans le bâtiment. 5. Différents revêtements de façades 1. Je veux rénover ma maison mais je ne sais pas comment m'y prendre ... voici les questions de départ à se poser, par ordre de priorité. 1.1 Priorité à la sécurité et à la pérennité de la construction : fondations / structure du bâtiment / toiture et étanchéité (vent et pluie). 1.2 Contrôle, mise en ordre, entretien ou remplacement des fonctions techniques vitales : chauffage - canalisations - eau & énergie - renouvellement d'air - multimédia. 1.2.1 Le remplacement du chauffage doit être mûrement réfléchi, pour vous y aider, projetez-vous dans 20 ans pour choisir la source d'énergie et son mode de fonctionnement. 1.2.2 N'oubliez pas que les canalisations doivent être contrôlées et entretenues tous les 5 ans. 1.2.3 Réflexion sur le gestion de notre ressource aquatique et sa gestion ... voir http://www.eautarcie.org . 1.2.4 Comme pour le chauffage, essayez de vous projeter dans 20 ans (c'est vite passé) avec votre propre réflexion sur l'énergie électrique. 1.2.5 Un renouvellement d'air apporte un environnement sain et une sécurité à la construction si l'on produit beaucoup d'émissions nocives et de vapeurs d'eau. Dans le cas ou l'on ne produit que très peu de vapeurs d'eau, qu'il y a peu de personnes qui vivent dans un endroit ou qu'il y a peu de production de polluants (jardin intérieur, animaux etc.) un renouvellement d'air peut être assuré par une ouverture brève des fenêtres matin et soir. En hiver, pas besoin d'ouvrir plus d'un minute (on refroidit la construction) mais essayez d'ouvrir deux fenêtres opposées pour créer un courant d'air traversant pendant au moins 30 secondes. 1.3 Réduction des besoins en énergie : 1.3.1 En tout premier lieu il faut faire un état de situation par une personne qualifiée. Définir les pertes thermiques des différents éléments de construction et dresser un tableau en chiffrant : 1.3.1.1 Les pertes en kW/H annuels par élément de construction, exemple : les fenêtres ou la toiture ou le sous-sol etc. 1.3.1.2 Le coût d'une rénovation avec amélioration. Petit truc ... 1.3.1.2.1 du moment que l'on refait une partie mieux vaut isoler fortement, cela n'influence pas beaucoup les coûts 1.3.1.2.2 Oupsss, isoler fortement un élément ne suffit pas si l'on n'y coupe pas ses ponts de froid ... c'est principalement par ces ponts de froid que la condensation se fait sentir. 1.3.1.3 Les kW/H annuels économisés. 1.3.1.4 Rénovez les parties de construction qui généreront les plus grandes économies d'énergie à moindre coût. 1.3.1.5 Pour vous aider un peu, souvent, le changement de vieilles fenêtres est le premier élément à étudier. 1.3.2 Economie d'énergie électrique : 1.3.2.1 Faire une liste des possibilités et coûts pour économies d'électricité, également dresser un tableau avec coûts et kW/H annuel économisés. 1.3.2.1 Si tout à été fait pour économiser l'électricité, vous pouvez vous poser la question de produire du courant vert, soit pour le revendre au réseau public, soit pour votre propre consommation. N'hésitez pas à demander conseil à un spécialiste. 1.4.1 Repeindre une façade ou rénover une chambre tient de l'entretien courant et peut être fait petit à petit et à coûts contenus. 1.4.2 Une rénovation approfondie peut générer de grands frais mais peu aussi faire changer de statut votre immeuble. Dans tous les cas, une rénovation profonde d'un immeuble doit se reposer sur des analyses faites par des professionnels et un cahier des charges ainsi qu'un budget soigneusement établis. Se lancer dans de grands travaux sans réflexion profonde pout s'avérer extrêmement onéreux et passer à côté de l'essentiel. Se lancer dans de grands travaux sans une vision d'ensemble finit un général par s'avérer très douloureux. 1.5 Recherchez avant tout des artisans de proximité ... faire déplacer des entreprises avec des trajets de plus d'une heure de route n'est plus dans l'air du temps ;o) Patrick Luder, octobre 2010 2. Recherche de téléviseur basse énergie, économique, fiable et performant. 2.1.1 Téléviseur LED Sony KDL 32 EX 600AEP 81cm de diagonale, consommation 61Watt, mode éco. Prix Catalogue 1'199.- / rabais 1 pce 10% / rabais 2 pcs 16.5% 2.1.2 Téléviseur LED LG 37 LE 5510 94cm de diagonale, consommation 74 Watt, mode éco. Prix Catalogue 1'599.- / rabais 1 pce 10% / rabais 2 pcs 16.5% 2.2.1 Lecteur DVD Samsung DVD-C350, consommation 6 watt. Prix 1 pce 79.- / prix 2 pcs 69.- Prix TTC à l'emporter : Validité jusqu'à fin 2010 => Javier Couso RTV, rue Francillon 22, 2610 St-Imier, tél / fax : 032 941 51 51, jcouso@bluewin.ch
3. La condensation, première misère des bâtiments chauffés ... 3.1 Quoi ??? => La condensation provient de l'air chaud et humide qui se refroidit ... Plus l'air est froid, moins il peut contenir de vapeur d'eau. Quand l'air est saturé de vapeur d'eau, on parle d'une humidité relative de 100%, la vapeur d'eau se transforme en gouttelettes, c'est la condensation. 3.2 Pourquoi ??? => Mais d'ou peut provenir la condensation dans une habitation chauffée ? 3.2.1 Inétanchéité à l'air : l'air intérieur, chaud et humide, se refroidit localement par un courant d'air froid. Bizarre dans certains cas... si le courant d'air est assez fort, il peut sécher la condensation au fur et à mesure qu'elle est produite, mais alors il y a une extrême perte de chaleur ... 3.2.2 Ponts de froid : Lorsqu'il y a trop de différence d'isolation dans certaines parties de construction, les zones plus froides peuvent refroidir assez l'air pour que de la condensation se dépose en surface. Etrange : Un chapiteau (cirque) fait d'une simple toile ne condense pas s'il est bien fait ... comme l'air chaud monte, on utilise ce mouvement d'air pour évacuer l'humidité par effet de cheminée. 3.2.3 Coins & angles verticaux ou horizontaux : L'air réagit à plein de sollicitations, chaud-froid, humidité-sec, ventilation etc. Dans le ciel, même si l'on ne maîtrise pas la météo à plus de quelques jours, on comprend bien qu'il y a une météo avec du soleil du vent et des nuages ... dans une simple pièce c'est la même chose, l'air bouge, l'humidité migre, il y a des microclimats partout à petite échelle. Une simple angle, un débord ou un anfractuosité freine la fluidité de l'air ... comme l'air bouge moins dans ces zones, l'air peut mieux se refroidir et l'effet de séchage est plus faible, la condensation peut donc intervenir plus facilement. 3.2.4 Tuyaux d'eau : Lorsque l'on n'utilise pas d'eau => l'eau, le tuyaux apparent et l'air autour de ce tuyaux prennent la température ambiante (disons 20°) tout va bien. Lorsque l'on se lave les mains => l'eau qui arrive du réseau Communal (ou de la citerne) à 10° ou 8°, ce qui refroidit le tuyaux. L'air alentour refroidit aussi et de la condensation se déposer sur le tuyaux. Fastoche à comprendre, non ? 3.3 Comment ??? => Quelques trucs et astuces pour éviter la condensation : 3.3.1 : Base pour éviter la condensation, il faut éviter toute zone ou l'humidité relative peut approcher les 100%, c'est tout simple : 3.3.1.1 Diminuer les différences de température soit en isolant les zones froides soit en chauffant moins l'air ambiant. Attention dans certains cas ou l'étanchéité à l'air n'est pas bonne : chauffer plus accélère les échanges et donc le séchage de l'air, donc effets contraires selon les cas. 3.3.1.2 Diminuer la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air : soit en produisant moins de vapeur d'eau (cuisine, séchage du linge, retenir sa respiration :-) soit en évacuant cette humidité en a-é-r-a-n-t => ouvrir les fenêtres quelques minutes plusieurs fois par jour. 3.3.2 Améliorer l'étanchéité à l'air, donc éviter les courants d'air. 3.3.3 Rendre l'isolation plus homogène pour éviter les ponts de froid. Pas drôle du tout ... au lieu d'isoler mieux les zones froides, on pourrait isoler moins les zones chaudes, pour la condensation cela marcherait aussi mais c'est pas toujours ce que l'on cherche à faire. Cette demi-vérité fait dire aux mauvaises langues qu'une maison trop isolée condense. La réalité c'est que l'on doit isoler partout de la même efficacité, sans oublier des zones parfois difficiles à gérer, par exemple de gros murs en pierre qui sont en contact avec le sol froid. 3.4 Et les fenêtres alors, pourquoi y a t'il de la condensation dans le bas des vitrages ? Eh bien un peu pour toutes ces raisons, mais plus précisément : 3.4.1 La valeur isolante d'une fenêtre est environ dix fois moins bonne que la partie "mur" de l'habitation. Exemple : triple vitrage 0.5K + cadre 1.1K = moyenne de la fenêtre 0.8 K (pour les bonnes fenêtres). Je vous laisse comparer aux 0.2K d'une maison standard ou aux 0.1K d'une maison passive. Valeur K = Watts/m2/degré Kelvin (différence de température entre intérieur et extérieur). Plus la valeur K est faible, moins l'élément de construction laisse passer de l'énergie. 3.4.2 C'est la zone de la fenêtre ou il y a le plus gros pont de froid : double ou triple vitrage = très bon // cadres = bon // joint entre dormant (cadre fixe) et battant (cadre mobile) = bon // raccord entre vitrage et battant = mauvais. 3.4.3 C'est la zone de la fenêtre qui est le moins étanche à l'air ... le joints extérieur n'est pas parfait, la baguette intérieure est juste pincée. 3.4.4 Le bas du vitrage est la zone la plus froide. L'air intérieur vient se refroidir contre la fenêtre, OK. Mais en plus ... l'air froid descend et l'air chaud monte. 3.4.5 Le bas du vitrage est dans un renfoncement ... donc cette zone est déjà la plus froide mais c'est aussi celle ou l'air est le moins mobile. La condensation qui se dépose sur les surface froides n'est donc pas emportée (asséchée) par le microclimat intérieur (flux d'air naturel). Si vous avez tout lu jusqu'ici c'est que vous êtes passionné de physique du bâtiment, vous devriez donc avoir tout compris ...
4. Migration de l'humidité : coupe-vent ; frein-vapeur ; barrière-vapeur ; sous-couverture et philosophie ... 4.1 Dans le chapitre 3, vous aurez compris qu'il vaut mieux que l'air chaud (et humide) reste à l'intérieur, faute de quoi cela créera de la condensation. C'est vrai dans les grandes lignes, mais un élément de construction doit réagir encore plus finement à cette problématique complexe de la migration de l'humidité au travers de la construction. Dans l'humidité de l'air d'une habitation, il y a des dizaines, voir des centaines de kilos de vapeur d'eau. Chaque élément de construction est plus ou moins poreux à l'humidité. Même une feuille plastic (par exemple un sachet de congélation) qui est visiblement étanche à l'eau (l'eau ne coule pas d'un sachet de congélation) mais des microgrammes de vapeur d'eau (molécules) traversent tout de même cette enveloppe. Au travers d'une construction présentant des centaines de m2 de surface, ces microgrammes peuvent s'accumuler et générer des dégâts, il faut les gérer. Idéalement une construction devrait toujours pouvoir s'assécher. 4.1.1 Règle de base la plus courante : Pour une habitation isolée multicouche, on dit que les couches intérieures d'une construction doivent être environ 10 fois plus étanches que les couches extérieures de la construction. Ainsi on peut éviter que l'air chaud intérieur ne se refroidisse dans la construction et condense mais on peut aussi permettre que l'humidité dans la construction puisse s'assécher vers l'extérieur. C'est assez complexe, l'humidité dans les éléments de construction peut provenir aussi bien de l'intérieur chauffé que du revêtement de façade lorsqu'il pleut. 4.1.2 Un autre de construction, mais plus rare, fonctionne aussi très bien : il s'agit d'un seule matériaux de construction, homogène et en une seule couche, pour autant que cette couche soit étanche à l'air, par exemple : une toile de tente ; un mur en bois massif (madrier) ; un mur en pierre naturelle ; un mur en brique non crépis, un mur fait de boue et de paille. Dès que l'on rajoute des couches (par exemple des crépis) ces couches doivent être soigneusement étudiées et réfléchies. Hop, un petit écart ne fait pas de mal ... => Dans les temps anciens, on fonctionnait par expérience, cela allait très bien aussi => quand quelque chose fonctionnait bien, on le transmettait plus loin et on le faisait passer aux générations futures. Aujourd'hui on procède par calcul scientifique ... mais la science évolue toujours, ce qui était exacte hier n'est plus toujours d'actualité. Je dirais que tous les paramètres ne sont pas toujours compris ou parfaitement intégrés entre eux ... autrement dit, on reproduit le même principe d'expérience qu'au temps passé, mais à échelle différente. Avant, il y avait une transmission de personne à personne (entre tout le monde ou entre professionnel) aujourd'hui tout est basé sur la science du jour, donc l'évolution du savoir exacte du moment est entre les mais de quelques personnes innovantes (et pas toujours comprises). 4.1.3 Actuellement on ne sait pas faire une construction comme une cocotte minute, soit parfaitement étanche (à l'eau et à la vapeur d'eau), avec une soupape de surpression et un échappatoire pour les excès de chaleur (gaz) et de vapeur d'eau. Il est évident aussi que l'on vit mieux dans un élément ayant des interactions avec l'environnement que dans un endroit complètement confiné (on est pas tous nés cosmonaute). Une construction qui serait fait comme une cocotte minute (étanche à la vapeur d'eau sous pression) aurait, comme la cocotte, des fuites importantes et locales, avec des dégâts ponctuels importants dû à la vapeur d'eau. Pour toutes ces raisons, on essaie de faire des éléments de construction qui interagissent avec l'environnement, Soit qui peuvent (dans une moindre mesure), échanger des différences de pression et une migration de l'humidité. Bizarrement l'air ambiant à une certaine résistance à la vapeur d'eau (ce qui permet la formation nuages). On mesure donc la résistance des éléments de construction à des équivalent de m1 (mètre) de couche d'air, valeur SD. 4.2 Les différentes couches et fonctions : 4.2.1 L'étanchéité à l'air sert grossièrement à ne pas mélanger l'air chaud (et humide) avec l'air froid. L'étanchéité à l'air peut être assuré par un élément de construction (panneau, brique, crépis) ou par une feuille séparée dans un système multicouche. Valeur SD de 0.01 à 0.05 m. 4.2.2 Le Frein-vapeur, comme son nom l'indique, est étanche à l'air mais laisse passer un peu de vapeur d'eau. Valeur SD de 2 à 50 m. 4.2.3 La Barrière-vapeur est utilisée dans des endroits ou il ne faut pas que de la vapeur d'eau traverse ... c'est dangereux !!! Valeur SD ~ 1'000 m (1 km d'équivalent de couche d'air). 4.2.4 Une sous-couverture doit à la fois être étanche à l'eau de ruissellement mais aussi plus ou moins perméable à la vapeur d'eau pour permettre un séchage de la construction. Une sous-couverture diffusante, posées sur des parties chaudes de construction aura une valeur SD entre 0.01 m (excellent séchage) et 0.05 m, comme un coupe vent. Une sous-couverture posée sur un toit froid et ventilé au dessous, n'a pas besoin de permettre le séchage et peut donc être moins diffusante à la vapeur d'eau. valeur SD de 30 à 50 m. Attention donc avec les anciens toits qui intègrent une sous-couverture faite de papier goudronné ... bien souvent, on ne peut pas isoler dessous sans enlever ou remplacer cette sous-couverture. Il faut démonter la toiture. 4.2.5 On trouve la même problématique (étanche à l'eau de ruissellement mais perméable la vapeur d'eau) pour les revêtements extérieurs de façades. voir chapitre suivant ! 4.2.6 Il existe depuis peu, des freins-vapeur qui sont sensés aussi assécher depuis l'intérieur. Les pores de ces feuilles changent de dimension en fonction de la température et de l'humidité ambiante. Attention toutefois à ne pas pas aller contre la migration naturelle de la vapeur d'eau, il ne faut pas faire n'importe quoi, l'élasticité de ce matériaux n'est pas permanente. 4.3 Pour ceux que cela intéresse, sous ma page "apprentis", il y a deux fichiers intéressant en PDF sur la physique du bâtiment ... 5. Différentes façades pour habitations ... que choisir ? 5.1 Façades ventilées ou non ventilées ? 5.1.1 Façades ventilées = zone de ventilation derrière le revêtement extérieur ... utilité : 5.1.1.1 Permet un séchage de la peau de la maison (revêtement de façade). 5.1.1.2 Permet une composition respirante de l'ensemble de la façade, avec un coupe-vent derrière la zone ventilée, ce qui permet d'avoir l'intérieur plus diffusant, donc sans besoin d'un frein-vapeur. A noter que l'intérieur doit tout de même avoir une étanchéité à l'air. 51.1.3 Permet de diminuer la surchauffe en été et permet de couper le froid en hiver. 5.1.2 Façade non ventilée = le revêtement extérieur est directement appliqué sur la dernière couche de la construction, sans ventilation. C'est plus simple, mais aussi plus délicat et plus risqué sur la durée. Explications : 5.1.2.1 Une façade en lames de bois doit toujours être ventilée ... le lames ne sont pas étanche à la pluie, il faut qu'elles puisses sécher. 5.1.2.2 Une façade crépie sans ventilation (à l'extérieure), doit être diffusante à la vapeur d'eau, de façon à permettre un séchage de la construction. Attention aux risques : En hiver, lorsque le crépis est mouillé et que la température descend brusquement, l'eau contenue dans le crépis gêle le fait cloquer. C'est toute la problématique des crépis posés directement sur l'isolation, dans certains cas (façades mouillées soumises à un brusque gel) le crépis cloqué doit être refait, il faut décrépir ... 5.1.3 En résumé : 5.1.3.1 Une façade ventilée peut être fait une bois ou en crépis sur un panneau rapporté (sur lattage ventilé) ou avec tout autres matériaux (argile, verre etc.) 5.1.3.2 Une façade non ventilée peut être faite avec un matériaux diffusant la vapeur d'eau pour permettre à la construction de sécher. 5.2 Bois, crépis, autre revêtement, que choisir ? avantages et inconvénients ... 5.2.1 Le bois peut durer des siècles avec quelques précautions, par ordre d'importance. 5.2.1.1 Protection des intempéries par des mesures constructives (architecturales) par exemple de bons avant-toits. 5.2.1.2 Choix de l'essence du bois, résineux, feuillus, chaque région à ses préférences en fonction de l'abondance (ou non) des essences locales. 5.2.1.3 Traitement du bois : autoclavage (imprégnation à coeur avec des sels de bore), thermotraitement. Certaines essences sont plus adaptées que d'autres ces traitements. 5.2.1.4 Peintures ... chapitre important, je développe un peu ... 5.2.1.4.1 Une bonne peinture doit pénétrer dans le bois pour le protéger, elle doit former une pellicule étanche à l'eau mais diffusante à la vapeur d'eau, elle doit être durable (tenir plusieurs années ou décennies), elle doit bien vieillir (sans s'écailler) elle doit pouvoir être facilement entretenue (remettre une couche), enfin elle doit préserver l'environnement et les ressources non renouvelables ... (Oupsss quel programme) ... Il faut encore différencier peinture (épaisse qui restent en surface) et lasure (fine qui pénètrent dans le bois). 5.2.1.4.2 Au milieu du 20e siècle, il y avait une méthode simple et efficace, vieille huile de vidange, mais question écologie c'est la cata ... 5.2.1.4.3 Il y a quelques années, on nous promettais des merveilles avec des peintures à l'eau, très écologique. Hélas, elles ne pénètrent pas dans le bois et elles perdent leur élasticité rapidement. Résultat : ne tiennent pas aux intempéries et sont difficile à rénover. Nous avons actuellement abandonné cette variante, avec un regret pour les quelques maisons que nous avons fait avec ces peintures. Si des clients se reconnaissent ici, ils peuvent me recontacter, je pourrai leur conseiller quelque chose de bien ... 5.2.1.4.4 Les lasures à base d'huile ont une bonne pénétration, bonne protection et sont facile à rénover (ne pèlent pas) mais elles laissent une pellicule en surface un peu trop fine. Bon compromis, mais nécessite une nouvelle couches selon cas entre toutes les années à tous les 10 ans. 5.2.1.4.5 La meilleure alternative actuelle est une peinture à base d'huile, qui allie une bonne pénétration avec une bonne protection et durabilité. Pour autant, il faut choisir des peintures qui résistent aussi aux attaques des UV et des champignons. Nous proposons maintenant, d'excellentes peintures, mais le prix est à hauteur des espérances, ~ 1'000.- le bidon de 25 kg. Entretien entre 5 ans et 20 ans. 5.2.1.4.5 En dernier, j'informe aussi sur une solution simple et ancestrale : choisir une essence durable sans peinture ou juste avec une couche de protection pour les premières années, par exemple le mélèze et certains pins (régional), la sapin blanc (moins durable), le chêne (se déforme beaucoup) et d'autres essences importées, par exemple le cèdre rouge. Lorsque le bois vieillit (tanné par les UV et les intempéries), une couche de protection (calamine) se forme en surface. 5.2.1.5 Le meilleur compromis concilie donc toutes les mesures énumérés : bonne protection constructive, choix d'une essence résistante, traitement adéquat et peinture à base d'huile. 5.2.2.1 Crépis sur façade non ventilée : en principe un crépis diffusant posé directement sur l'isolation. L'isolation peut-être de plusieurs nature, bois, minérale, genres Sagex ... Entretien entre 10 et 20 ans ... attention si le crépis à cloqué, on ne peut pas simplement peindre par dessus, il faut décrépir et refaire le revêtement. Pour le moment je déconseille cette exécution (décembre 2011), on voit encore trop de problèmes après déjà 10 ans. 5.2.2.2 Crépis sur façade ventilée : support par des panneaux de différentes matières, verre recyclé, Fermacell etc. Cette solution est plus assurée qu'un crépis sur isolation (ligne précédente) mais ~ 150.- plus cher au m2 qu'une façade bois. 5.2.3 Enfin il existe toutes sortes d'autres revêtements, certains très efficaces, mais il y a, comme toujours, une question d'esthétique et surtout de prix ... j'en cite quelques uns et en oublie beaucoup : terre-cuite ; matières synthétiques ; verre et produits similaires ; Eternit ; alu (Prefa) => à étudier de cas en cas. Alors, vous avez fait votre choix ? :-) |
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